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06/11/2012

La bonne manière de sécher les pâtes

La bonne manière de sécher les pâtes

Parallèlement à la préparation de la pâte, le séchage correct est primordial pour la fabrication des pâtes alimentaires. Le processus de séchage doit être minutieusement contrôlé, afin d’éviter les fissures et les décolorations. Sur le site de production de la société Bühler, plusieurs sondes d’humidité fournissent les mesures précises qui servent à réguler les données climatiques du séchage.

Il est facile de faire ses pâtes soi-même : mélanger de l’eau et de la farine, pétrir, passer ensuite le pâton à la machine et étaler les pâtes une fois finies pour les sécher. La fabrication industrielle se déroule de manière similaire mais à plus grande échelle, tout en étant bien sûr automatisée : le groupe technologique Bühler, de Suisse orientale, conçoit des systèmes de séchage dotés d’une capacité qui atteint les 6 tonnes de pâtes par heure.

Au contraire de la cuisine maison, les pâtes ne peuvent pas être séchées simplement à l’air ambiant; elles traversent plusieurs zones de valeur de température et d’humidité différentes à l’intérieur d’un dispositif de séchage. Les exigences de qualité imposent un déroulement du processus de séchage entièrement contrôlé. Si l’humidité est retirée trop rapidement, des fissures peuvent se produire qui rendent le produit final impropre à la vente.

Christian Mühlherr, ingénieur en technologie de procédés industriels, explique : « Afin de pouvoir effectuer le processus de séchage de manière optimale, l’installation de sondes d’humidité fiables dans nos machines est primordiale pour le contrôle et la régulation des conditions climatiques du séchoir ». Dans ce but, les techniciens utilisent des sondes d’humidité de la série HygroClip2 de Rotronic. La conception d’un séchoir est modulaire et comprend quatre à dix zones, chacune d’entre elles est équipée d’une sonde pour l’humidité.

Différentes phases de séchage

En fin de traitement de la pâte, l’humidité du produit est en gros de 30 %. Les pâtes passent ensuite par un préséchage, puis par le séchage principal et enfin par la phase de stabilisation pendant laquelle les pâtes ne libèrent pratiquement plus d’humidité. Étant donné que les pâtes sèchent de l’extérieur vers l’intérieur, la teneur en humidité en fin de processus est plus haute à l’intérieur qu’à l’extérieur. Ceci provoque des tensions qui sont éliminées pendant la phase de stabilisation. Après le séchage, la teneur en humidité du produit est d’environ 12 %.

« Un diagramme sur lequel la température et l’humidité sont projetées est suivi pour le séchage », nous dit Kurt Lieberherr, responsable chez Bühler de la gestion énergétique des dispositifs de séchage. « Ces courbes de séchage ont été établies de manière empirique », complète M. Lieberherr tout en poursuivant : « l’humidité du produit, en fin de processus, dépend de nombreux facteurs, comme la taille des pâtes, l’épaisseur des parois, le temps d’exposition, les conditions de température et d’humidité dans les zones climatisées ainsi que la quantité d’air pulsée dans le local de production ».

Le respect des consignes

La régulation du processus de séchage permet, au final, de déterminer l’humidité des pâtes. Pour ce faire, certaines conditions doivent être respectées. M. Mühlherr explique : « la loi exige que la teneur en eau des pâtes alimentaires sèches ne dépasse pas 13 % ». Des effets indésirables, avec une influence négative sur le produit alimentaire, peuvent survenir lors du dépassement de cette valeur dans le produit fini. Un autre cas concerne les produits dits de soupe. Pour ces produits, les pâtes sont mélangées avec d’autres denrées alimentaires, avant leur conditionnement dans un sachet. « On doit dans ce cas se conformer à la valeur critique d’activité de l’eau de chacun des ingrédients », nous dit M. Mühlherr. C’est pourquoi ces produits sont séchés avec une humidité finale plus basse, afin que les valeurs limites imposées ne soient pas dépassées.

Simplicité de l’étalonnage

Étant donné l’importance de l’humidité du produit fini, la précision de la mesure des éléments sensibles d’humidité est un critère essentiel. Les séchoirs de haute qualité de la société Bühler ont une longévité de 30 ans et plus. En conséquence, les exigences concernant la stabilité à long terme des capteurs sont très hautes. « Le séchoir en lui-même peut être d’excellente qualité, des valeurs climatiques incorrectes provoquent du rebut dans la production ou des problèmes d’exécution des processus de fabrication », explique M. Lieberherr et il ajoute : « Nous avons fait de très bonnes expériences avec Rotronic ». Pour l’étalonnage des sondes, Bühler fournit à ses clients un appareil de mesure portatif et d’autres accessoires. Les machines sont équipées de plots pour effectuer le contrôle des mesures, ceci représente un autre avantage comme le dit M. Lieberherr : « Nos clients peuvent ainsi étalonner eux-mêmes leurs sondes d’humidité. Les éléments sensibles d’autres fabricants doivent souvent leur être retournés pour l’étalonnage ».

 

Bühler SA, Uzwil

Bühler est spécialiste et partenaire technologique pour les machines, systèmes et services de traitement de denrées alimentaires de base ainsi que pour la production de matériel de haute qualité. Le groupe est actif dans plus de 140 pays, emploie au niveau mondial environ 8800 salariés et a réalisé au cours de l’année commerciale 2011 un chiffre d’affaires de 2131 Mio de CHF.